Monat: Februar 2017

Réforme de l'intérim en Allemagne

Le 10 octobre 2016, le parlement allemand (Bundestag) a voté une réforme de la loi sur la mise à disposition de salaries (Arbeitnehmerüberlassungsgesetz, AÜG). Le but de cette réforme est notamment de renforcer le statut des salariés intérimaires. La réforme entrera en vigueur le 1er avril 2017.

Tant les entreprises d’intérim (Verleiher) que les entreprises utilisatrices (Entleiher) devront prendre des mesures pour se conformer au nouveau droit, si elles veulent échapper à des sanctions qui peuvent s’avérer très pénibles.

Désormais, le contrat de mise à disposition (contrat entre l’entreprise d‘intérim et l’entreprise utilisatrice) devra spécifier expressément qu’il porte sur une mise à disposition de salaries intérimaires (Arbeitnehmerüberlassung). En outre, il devra designer l’identité des personnes qui seront mis à disposition, paragraphe 1 (1) 5, 6 AÜG nouveau.

Le non-respect de ces obligations dites de désignation et de concrétisation (Kennzeichnungs- und Konkretisierungspflicht) peut être sanctionné par une amende pouvant aller jusqu’à 30.000 euros. En outre, le contrat d’intérim (contrat entre l’entreprise d’intérim et le salarié intérimaire) sera nul et un contrat de travail ordinaire sera réputé avoir été conclu entre le salarié intérimaire et l’entreprise utilisatrice, paragraphes 9 (1) numéro 1a, 10 (1) AÜG nouveau.

Cet effet se produira de plein droit le 1er avril 2017, si un contrat de mise à disposition en cours n’est pas à cette date conforme au nouveau droit.

Parmi les autres contraintes imposées aux acteurs de l’intérim, les plus importantes sont les suivantes :

La mise à disposition ne pourra plus en principe excéder dix-huit mois, paragraphe 1 (1b) 1 AÜG nouveau. Une convention collective (Tarifvertrag) peut dans certaines limites déroger à ce délai qui commence à courir le 1er avril 2017. Dans la mesure où ce délai peut être interrompu sous certaines conditions, il faudra désormais surveiller ce délai pour chaque salarié intérimaire. Outre une amende, la sanction du non-respect de cette règle est la nullité du contrat d’intérim et l’existence d’un contrat de travail avec l’entreprise utilisatrice, paragraphe 9 (1) numéro 1b, 10 (1) AÜG nouveau.

Après neuf mois, les salariés intérimaires devront recevoir la même rémunération (equal pay) que les salariés de l’entreprise utilisatrice qui ont des fonctions similaires, paragraphe 8 (1) AÜG nouveau. Le non-respect de cette contrainte pourra être sanctionné d’une amende pouvant aller jusqu’à 500.000 euros et le salarié pourra réclamer la rémunération de son homologue chez l’entreprise utilisatrice. Enfin, l’autorisation de l’entreprise d’intérim pourra être révoquée, ce qui entrainera un contrat entre le salarié intérimaire et l’entreprise utilisatrice, paragraphe 9 (1) numéro 1, 10 (1) AÜG nouveau.

Un salarié intérimaire ne pourra plus prendre la position d’un salarié qui est en grève, paragraphe 11 (5) AÜG nouveau. Des règles de mise en œuvre de cette nouvelle contrainte devront être respectées. Le non-respect de cette contrainte pourra être sanctionné d’une amende pouvant aller jusqu’à 500.000 euros.

Tant les entreprises d’intérim que les entreprises utilisatrices devront donc prendre des mesures pour se conformer au nouveau droit. Nous somme à votre disposition pour vous soutenir dans vos démarches.

Attention : Le présent article ne donne que des renseignements d’ordre général. En aucun cas il ne saurait remplacer une consultation sur un cas concret. Le présent article expose le droit au moment de sa rédaction, les modifications ultérieures ne sont pas prises en compte. Prenez contact avec nous !

Online-Streitbeilegung für Onlineshops

Für die Betreiber von Onlineshops ist es nicht einfach, den Überblick über alle für sie geltenden gesetzlichen Regelungen zu behalten.

Die Verordnung (EU) Nr. 524/2013 des Europäischen Parlaments und des Rates vom 21. Mai 2013 über die Online-Beilegung verbraucherrechtlicher Streitigkeiten und zur Änderung der Verordnung (EG) Nr. 2006/2004 und der Richtlinie 2009/22/EG (Verordnung über Online-Streitbeilegung in Verbraucherangelegenheiten), im Folgenden „Verordnung“ genannt, die seit dem 6.1.2016 gilt, schreibt Unternehmern, die Online-Kaufverträge oder Online-Dienstleistungsverträge eingehen (also insbesondere Onlineshops) und Online-Marktplätzen, die in der Europäischen Union niedergelassenen sind, vor, dass sie auf ihren Internetseiten einen für Verbraucher leicht zugänglichen Link zur OS-Plattform vorhalten müssen. Onlineshops müssen in diesem Zusammenhang außerdem ihre E-Mail-Adresse angeben, Artikel 14 (1) der Verordnung.

Die OS-Plattform, oder Online-Streitbeilegungsplattform ist eine europäische Internet-Plattform, die „eine unabhängige, unparteiische, transparente, effektive, schnelle und faire außergerichtliche Online-Beilegung von Streitigkeiten zwischen Verbrauchern und Unternehmern ermöglicht“, Artikel 1 der Verordnung. Die OS-Plattform finden Sie hier: https://webgate.ec.europa.eu/odr/main/?event=main.home.show

Es ist nicht ungefährlich, die Verpflichtung aus Artikel 14 (1) der Verordnung zu ignorieren. Das Oberlandesgericht München hat in einem Urteil vom 22.9.2016, Aktenzeichen 29 U 2498/16, entschieden, dass das Fehlen des Links ein Wettbewerbsverstoß ist, weil Artikel 14 (1) der Verordnung eine Marktverhaltensregelung darstelle. Die auf das Fehlen des Links gestützte Abmahnung war deshalb erfolgreich.

Sie sind Onlinehändler und finden sich im Gestrüpp der für Sie geltenden Regelungen nicht zurecht. Sprechen Sie uns an. Wir unterstützen Sie gerne.

Achtung: Dieser Beitrag enthält nur allgemeine Hinweise und ersetzt keinesfalls eine Beratung im Einzelfall. Dieser Beitrag gibt die Rechtslage zum Zeitpunkt seiner Erstellung wieder, spätere Änderungen der Rechtslage sind nicht berücksichtigt. Sprechen Sie uns an!

Verträge selbst gestalten

Auf der Suche nach Einsparungsmöglichkeiten kommen in Unternehmen auch die Kosten für Rechtsberatung auf den Prüfstand. Das ist nachvollziehbar und auch sinnvoll, denn auch hier kann Einsparungspotenzial vorhanden sein. Wer aber an Rechtsberatungskosten sparen will, sollte mit Augenmaß vorgehen, denn oft gehen niedrigere Kosten auch mit geringerer Qualität einher, und das kann unerwünschte Folgen haben.

Immer wieder verfallen Unternehmen darauf, zur Einsparung von Anwaltskosten Verträge lieber selbst zu schreiben. Zur Begründung heißt es oft: Es gibt doch Vertragsmuster und der Anwalt tut auch nichts anderes, als uns ein Muster zu geben, das er aus einem Buch oder dem Internet abgeschrieben hat und uns teuer verkauft, obwohl er doch „fast nichts“ getan hat.

Das ist ein Irrtum. Es trifft zwar zu, dass Rechtsanwälte für die Gestaltung von Verträgen vielfach Muster heranziehen. Die Gestaltung eines Vertrags kann jedoch niemals im Abschreiben eines Musters bestehen. Das Muster hat eher die Funktion einer Checkliste, mit der man vermeidet, dass man wesentliche Punkte bei der Gestaltung vergisst.

Allerdings ist schon bei der Auswahl des Musters Vorsicht geboten. Muster, die im Internet frei zugänglich sind, sind häufig auch kaum etwas wert, denn wer würde eine hochwertige und anspruchsvolle Leistung schon umsonst abgeben.

Abschreiben kann man ein Muster schon deshalb nicht, weil das Muster eine bestimmte Situation unterstellt, die von der zu regelnden Situation praktisch immer abweicht. Die dann erforderlich werdenden Anpassungen setzen eine rechtliche Kompetenz voraus, die beim Laien nicht vorhanden ist. Denn ein Vertrag besteht aus einer Fülle von Regelungen, die mit Bezug zueinander formuliert worden sind. Schon eine vermeintlich geringfügige Änderung einer Regelung hat oft zur Folge, dass diese Regelung mit dem geltenden Recht nicht mehr in Einklang steht und / oder mit anderen Regelungen des Vertrags unvereinbar ist.

Die Gestaltung eines Vertrags ist also immer eine Tätigkeit, die profunde Kenntnisse des geltenden Rechts voraussetzt. Der Laie sollte es deshalb lieber den Experten überlassen, Verträge zu gestalten.

Achtung: Dieser Beitrag enthält nur allgemeine Hinweise und ersetzt keinesfalls eine Beratung im Einzelfall. Dieser Beitrag gibt die Rechtslage zum Zeitpunkt seiner Erstellung wieder, spätere Änderungen der Rechtslage sind nicht berücksichtigt. Sprechen Sie uns an!

Différend avec une entreprise allemande

Dans les relations d’affaires, on est parfois contraint d’accepter le contrat de son partenaire alors même qu’il est désavantageux. Lorsque le partenaire est une société allemande, cela signifie souvent que le contrat sera soumis au droit allemand, les tribunaux allemands étant compétents pour statuer sur tout différend.

Au moment de la signature du contrat, on ne se fait pas trop de soucis. C’est au moment d’un différend lors de l’exécution du contrat que l’on regrette d’avoir accepté le contrat, après avoir peut-être négocié quelques modifications mineures. Une clause du contrat semble être clairement opposée à la réalisation des droits dont on souhaite se prévaloir.

Parfois cependant, malgré les termes du contrat qui y semblent être opposés, la défense des droits à l’encontre de la société allemande ne sera pas d’emblée vouée à l’échec, et ceci pour les raisons suivantes.

Le droit civil allemand comporte une réglementation détaillée sur le contrôle des clauses abusives, sous la forme du droit des conditions générales d’affaires (CGA, en allemand : Allgemeine Geschäftsbedingungen). A la simple lecture des dispositions légales aux paragraphes 305 et suivants du Code civil allemand (Bürgerliches Gesetzbuch, BGB), il apparaît qu’une grande partie des dispositions ne s’applique pas aux contrats entre entreprises. Cependant, une jurisprudence constante interprète les dispositions restantes de telle manière que les résultats sont souvent quasiment les mêmes dans les relations d’affaires que dans les relations avec les consommateurs.

Or, est-ce que cette réglementation s’applique à tous les contrats d’affaires ? En effet, le paragraphe 305 alinéa 1, 1re phrase, du Code civil allemand définit les CGA comme des « conditions contractuelles pré-formulées pour une pluralité de contrats que l’une des parties contractantes (l’utilisateur) pose à l’autre partie contractante au moment de la conclusion du contrat ». En conséquence, il s’avère que la quasi-totalité des contrats d’affaires sont des conditions générales d’affaires au sens de la législation allemande.

En cas de difficulté avec une entreprise allemande, le contrat mérite donc d’être analysé en vue de déterminer si la validité de la disposition contractuelle désavantageuse peut raisonnablement être mise en question.

Attention : Le présent article ne donne que des renseignements d’ordre général. En aucun cas il ne saurait remplacer une consultation sur un cas concret. Prenez contact avec nous !