Courrier d’un cabinet d’avocats allemand

Votre entreprise reçoit un courrier d’un cabinet d’avocats allemand. Le courrier spécifie que l’on vous reproche un acte de concurrence déloyale en Allemagne et on vous demande, sous très bref délai, de signer un document par lequel vous vous engagez à cesser le comportement reproché et de payer une somme d’argent.

Ce courrier ne vous paraît pas sérieux et vous envisagez de n’y pas porter attention ? Ceci peut devenir très coûteux pour vous !

Si votre entreprise s’adresse à des clients en Allemagne, ce qui est par exemple le cas lorsque vous vendez vos produits ou vos services sur Internet au moyen d’un site accessible en langue allemande, le droit de la concurrence déloyale allemand est applicable.

En droit de la concurrence allemand, l’envoi d’un courrier de mise en demeure précède généralement une demande en référé devant un tribunal allemand. S’il existe une atteinte au droit de la concurrence allemand, les tribunaux allemands seront compétents pour statuer en référé. Dans ce type de procédure, le tribunal rend très rapidement, soit sous quelques jours voire quelques heures seulement, une décision ordonnant la cessation de l’acte de concurrence déloyale et mettant à la charge du défendeur les frais de l’instance. Souvent, la partie défenderesse ne sera même pas entendue avant le prononcé d’une décision. Une telle décision peut faire l’objet d’une exécution forcée en France.

La fonction de la lettre de mise en demeure est pour votre adversaire d’obtenir la cessation de l’acte de concurrence déloyale. En outre, à défaut de cessation de l’acte, les frais de la décision à intervenir par la suite seront à votre charge, à condition bien entendu que l’acte doive vraiment être qualifié de déloyal.

Il est donc très important de réagir immédiatement à la lettre de mise en demeure. Le bien ou mal fondé de la demande doit être vérifié et il devra être décidé de la suite à donner à la lettre. En fonction de la réaction donnée à la mise en demeure, les frais pourront être considérablement réduits, et ceci que la demande soit justifiée ou non. En revanche, les frais augmenteront rapidement si la suite donnée à la mise en demeure n’était pas la bonne.

Lorsque vous recevez une lettre de mise en demeure d’un cabinet d’avocat allemand, prenez donc immédiatement contact avec un avocat allemand spécialisé en droit de concurrence, car il saura interpréter le courrier et vous conseiller sur la réaction adéquate à y réserver.

Nous sommes à votre entière disposition pour vous assister dans la défense de vos intérêts.

Agence commerciale de droit allemand : indemnité compensatrice

En droit allemand comme en droit français, l’agent commercial peut, sous certaines conditions, réclamer une indemnité compensatrice à la fin du contrat. Il arrive qu’un contrat d’agence commerciale soumis au droit allemand comporte une clause selon laquelle une partie de la rémunération qui est due à l’agent pendant la durée du contrat est imputée sur l’indemnité compensatrice. Une telle clause est-elle valable ?

En droit allemand, l’indemnité compensatrice de l’agent commercial est stipulée au para. 89b du Code de commerce allemand (Handelsgesetzbuch, HGB). A l’alinéa 4, cette disposition stipule : « Il ne peut pas être renoncé à ce droit par anticipation ».

Par arrêt du 14.7.2016, référence VII ZR 297/15, la Cour fédérale de justice allemande (Bundesgerichtshof, BGH) a décidé qu’une clause dans un contrat d’agence commerciale qui prévoit une imputation partielle de la rémunération de l’agent commercial sur l’indemnité compensatrice est « dans le doute contraire à la disposition coercitive du para. 89b (4) 1 du Code de commerce et donc en règle générale nulle en vertu du para. 134 du Code civil ».

Selon cet arrêt, une telle clause n’est donc pas toujours nulle. Toutefois, selon la Cour, elle n’est efficace que s’il est constant que les parties n’auraient pas, sans imputation, convenue d’une indemnité compensatrice plus élevée que celle qui résulte d’une imputation de la rémunération.

En d’autres termes, la clause est efficace s’il est prouvé qu’elle n’a pas eu d’effet négatif pour l’agent commercial sur le montant de la compensation. Bien entendu, cette preuve sera le plus souvent difficile à rapporter et c’est l’entreprise qui doit en apporter la preuve.

En présence d’une clause d’imputation dans le contrat d’agence commerciale, si l’entreprise invoque cette clause, l’agent commercial peut donc espérer de pouvoir la faire écarter par un tribunal allemand et donc prétendre à une indemnité plus élevée.

Vous êtes un agent commercial avec un besoin d’assistance dans la défense de vos intérêts vis-à-vis de l’entreprise ? Nous sommes à votre entière disposition pour vous aider dans la réalisation de vos droits, que ce soit dans un cadre extrajudiciaire ou devant les tribunaux.

Reform des französischen Vertragsrechts

Das französische Vertragsrecht ist im Wesentlichen im Code civil (Zivilgesetzbuch) geregelt. Wichtige Ergänzungen finden sich im Code de commerce (Handelsgesetzbuch). Seit Inkrafttreten des Code civil im Jahr 1804 haben sich die Umstände, unter denen Verträge zustande kommen, fundamental geändert. Dem hat die Rechtsprechung durch eine kreative Auslegung des Gesetzesrechts Rechnung getragen. In den letzten Jahren wurden aber die Stimmen, die eine Anpassung des Gesetzes fordern, immer lauter.

Im Frühjahr 2016 ist nach langen Diskussionen eine Reform des französischen Vertragsrechts beschlossen worden (Ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats, du régime général et de la preuve des obligations). Diese Verordnung (ordonnance) hat zahlreiche Bestimmungen insbesondere des Code civil, aber auch des Code de commerce, neu gefasst. Dabei stand neben der Anpassung an heutige Verhältnisse vor allem der Schutz des strukturell schwachen Vertragspartners im Vordergrund. Das können auch Unternehmen sein.

Am 10. Oktober 2016 ist das neue Vertragsrecht in Kraft getreten und gilt für Verträge, die ab diesem Datum verhandelt oder abgeschlossen werden.

Für Unternehmen sind die folgenden Änderungen als besonders wichtig hervorzuheben.

Die Parteien sind schon in der Phase der Vertragsanbahnung verpflichtet, einander Auskünfte über Umstände zu erteilen, die für die andere Partei von Bedeutung sind. Ein schuldhaftes Handeln kann auch schon vor einem Vertragsschluss Schadensersatzansprüche begründen oder einen später abgeschlossenen Vertrag unwirksam werden lassen.

In allgemeinen Geschäftsbedingungen (AGB) sind Klauseln, die eine Partei deutlich begünstigen, unwirksam. Der ganze Vertrag kann nichtig sein, wenn eine Partei die Abhängigkeit (état de dépendance) der anderen Partei ausnutzt. Bei veränderten Umständen hat die Partei, zu deren Lasten sich die Änderung auswirkt, einen Anspruch auf Neuverhandlung des Vertrags. Verweigert die andere Partei die Anpassung, kann die beeinträchtigte Partei eine gerichtliche Anpassung herbeiführen. Neuerungen gibt es auch im Falle von Vertragsverletzungen. Während bislang nur ein Gericht die Auflösung eines Vertrags aussprechen konnte, reicht nunmehr eine entsprechende Erklärung des betroffenen Vertragsteils.

Diese Regelungen gelten immer, wenn ein Vertrag französischem Recht unterliegt. Sie kommen unter Umständen aber auch dann trotz Wahl des deutschen Rechts zur Anwendung, wenn ein Rechtsstreit vor französischen Gerichten entschieden wird.

Die neuen Regeln bringen erhebliche Rechtsunsicherheit für deutsche Unternehmen, die mit französischen Unternehmen Verträge abschließen. Der Gestaltung der Verträge sollte deshalb besondere Aufmerksamkeit gewidmet werden, damit der deutsche Partner nicht bei der ersten Meinungsverschiedenheit eine böse Überraschung erlebt.

Wir unterstützen Sie gerne bei der Verhandlung Ihrer Verträge mit französischen Partnern sowie bei der Durchsetzung Ihrer Rechte vor französischen Gerichten.

Werbung mit unverbindlicher Preisempfehlung unlauter?

Wer Waren zum Verkauf anbietet, steht zumeist in einem scharfen Wettbewerb. Verbraucher suchen im Internet nach dem günstigsten oder zumindest einem möglichst günstigen Angebot. Händler sind deshalb darum bemüht, Verbraucher davon zu überzeugen, dass ihr Angebot günstig ist. Das tun sie häufig dadurch, dass sie ihr eigenes Angebot einer unverbindlichen Herstellerpreisempfehlung gegenüber stellen, wenn ihr eigenes Angebot günstiger ist.

Eine solche Werbung ist grundsätzlich zulässig. Sie kann jedoch unter Umständen irreführend und deshalb unlauter sein. Das ist insbesondere dann der Fall, wenn die Herstellerpreisempfehlung nicht mehr aktuell ist – dann kann der Händler erfolgreich auf Unterlassung in Anspruch genommen werden.

In einem Urteil vom 3.3.2015, Aktenzeichen I ZR 110/15, hat der Bundesgerichtshof (BGH) entschieden, dass die Bezugnahme auf eine unverbindliche Preisempfehlung irreführend und damit unlauter ist, „wenn nicht klargestellt wird, dass es sich bei der Herstellerempfehlung um eine unverbindliche Preisempfehlung handelt, wenn die Empfehlung nicht auf der Grundlage einer ernsthaften Kalkulation als angemessener Verbraucherpreis ermittelt worden ist oder wenn sie im Zeitpunkt der Bezugnahme nicht mehr gültig ist“.

Leider kann es sich in der Praxis als sehr schwierig erweisen, sicherzustellen, dass die unverbindliche Preisempfehlung nicht irreführend ist. So hat der BGH in dem genannten Urteil entschieden, dass eine Herstellerpreisempfehlung selbst dann nicht mehr gültig sein kann, wenn der Hersteller selbst erklärt, seine Preisempfehlung sei noch gültig.

In dem genannten Urteil hat der BGH einen Unterlassungsanspruch gegen den Händler sogar bejaht, obwohl der selbst die unverbindliche Preisempfehlung seiner Anzeige gar nicht hinzugefügt hatte. Er hatte seine Ware nämlich bei Amazon angeboten und Amazon behält sich die Angabe und Änderung unverbindlicher Preisempfehlungen selbst vor. Das schützte den Händler aber nicht vor einer Inanspruchnahme, weil, so der BGH, der Händler durch das Einstellen des Angebots bei Amazon die Voraussetzung dafür geschaffen hat, dass es zu der falschen Angabe kam.

Bei der Angabe von unverbindlichen Preisempfehlungen ist also größte Vorsicht geboten. Wir beraten Sie gerne bei der Gestaltung Ihrer Angebote oder bei der Durchsetzung von Ansprüchen gegen Mitbewerber, die unlauter für ihre Waren werben.